Grossesse :: France vs Allemagne

L’accouchement en Allemagne vs France – Partie 1

Evidement cet article n’est pas à objectif car on ne peut complètement généraliser les accouchements en France et ceux en Allemagne à partir d’une seule expérience dans chaque pays.
N’empêche que…

En France en 2007 – Hôpital public de Pertuis (84)

J’avais souhaité pour ce premier accouchement une équipe à taille humaine et plus axée « nature » que « médical », j’ai donc été séduite par la maternité de l’hôpital de Pertuis.

Il y avait plein de cours sur l’haptonomie, le portage, l’allaitement, les massages de bébé. La salle de pré-travail avait des ballons, des barres pour s’étirer, une petite chaine hifi pour mettre de la musique. Il y avait une baignoire dans une des salles d’accouchement et j’avais de grande chance de pouvoir avoir une chambre individuelle (et si elle était assez grande, d’installer un lit de camp pour que l’Homme y passe une nuit ou deux).

J’ai, lors de rendez-vous pré-accouchement, été écoutée sur mes envies de faire du peau à peau immédiat avec mon bébé, d’attendre plusieurs minutes avant de couper le cordon ombilical, d’attendre le jour de la sortie pour donner le premier bain, ou encore de pouvoir accoucher sur le côté si je le souhaitais. L’épisiotomie n’y était pas pratiquée de manière systématique, l’allaitement été promu et j’avais précisé que la péridurale était pour moi une option (à savoir que si j’arrivais à faire sans, tant mieux, sinon je n’avais pas prévu de vivre une douleur immense par plaisir).

Le jour J j’étais déjà à l’hôpital pour un déclenchement programmé au lendemain matin. Ainsi, lorsque vers minuit après une heure de contractions assez désagréables bien que tenables, tout juste dilatée à 2cm, la sage femme comprenant que j’avais les contraction « par les reins » (chose que je n’avais jamais entendu, et bien plus douloureux que les contractions habituelles « par le ventre ») appela l’anesthésiste sans même me consulter. Sur le coup j’ai trouvé ça cool.
J’ai donc été immobilisée très tôt, n’ai pas profité de la salle de travail et des ballon ou autres accessoires « natures » et j’ai été privée de nourriture et de boisson pendant plus de 12 heures, mais tout cela m’a paru normal.

La sage femme, ou l’élève sage femme, venaient de temps en temps vérifier le contenu de la perfusion, le monito et la dilatation de mon col.
Lorsque la péridurale a cessé de faire effet vers 7h00, j’ai attendu environ 2 heures qu’on veuille bien s’occuper de moi et qu’on me soulage de ma douleur.

Si j’ai pu me mettre sur le côté au moment de l’expulsion, je n’ai malheureusement eu aucune aide ou conseil sur la position de la part de la sage femme qui m’accouchait.
Inefficace, j’ai fini par repasser sur le dos et mettre mes pieds dans les étriers, l’expulsion aura en tout laborieusement duré 1h15.

J’ai eu mon bébé en peau à peau dès sa naissance à 12h14, et mes souhaits ont été respectés.

Je suis rentrée chez moi après la montée de lait, au bout de 3 nuits, contente de comment s’était passé l’accouchement et la naissance.

Je n’ai pas eu le réflexe d’aller à la PMI de mon quartier mais je suis allée voir un pédiatre vers les 15 jours pour vérifier que ses pleurs n’étaient dus qu’aux coliques du nourrisson puis j’ai déménagé en Allemagne sans parler un mot d’allemand. L’ainé avait 19 jours.
Il a revu un pédiatre vers ses 3 mois et moi mon gynécologue en France 6 mois après l’accouchement.

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5 thoughts on “L’accouchement en Allemagne vs France – Partie 1”

  1. En Allemagne quand j’ai demandé la péridurale pendant la nuit on me l’a refusé. Elle ne m’a été donné que 8h30 plus tard (7h30 plus tard modulo le temps pour l’anesthésiste de venir de chez lui soit 1h de plus). En Allemagne non plus on ne réveille pas les chefs (mon homme a eu la même expérience dans son boulot, ses collègues ont refusé d’appeler un chef en journée le dimanche dans le cadre d’une procédure qui le nécessitait).
    Tout ça pour dire que d’un côté comme l’autre du Rhin, ce n’est pas toujours la patiente qui passe en premier.

    1. Pour l’anesthésiste en Allemagne j’ai demandé celui sur place, je ne voyais pas l’intérêt (même si j’y avais droit étant donné mon assurance santé) de demander au chef du service de venir de chez lui et d’attendre encore plus.

      Pour la péridurale on attend généralement une certaine dilatation avant de la poser, mais je trouve ça quand même effarant qu’on t’ai laissé seule avec ta douleur pendant si longtemps.

      Tu crois que ça n’est pas une question de france/allemagne mais de nuit/journée qui entre en considération pour la qualité des soins ?

      1. Pour le médecin, j’ai demandé la péridurale, pas le chef de service ! Ils n’ont rien voulu faire sans elle, pourtant je n’ai pas arrêté de demander quand est-ce que le médecin arrivait. Et effectivement, la SF n’a pas voulu que je la prenne avant parce qu’elle trouvait que le travail ne s’était pas assez bien lancé (vu que j’ai été déclenchée, c’est aussi différent, je présume). Le seul truc qu’elle faisait c’était de me demander ce que je voulais… sauf que j’avais pas ma tête pour réfléchir. Elle n’a pas été très utile (à part faire couler l’eau du bain) !

        Quant à la qualité des soins, je pense qu’il s’agit plutôt du nombre de personnes. Dans mon cas : beaucoup d’accouchement en un week-end, ils étaient peut-être débordés. Mais n’ayant accouché qu’une seule fois (et qui plus est dans cet hôpital), je ne saurais dire si c’est jour/nuit ou nombre de personne ou manière de travailler. Sachant que d’après mes recherches, j’ai accouché dans la 2ème maternité de la région en terme de notation sur le site de la KK (et que je suis private), je me pose des questions.

        Une amie a accouché 5 jours avant dans un autre hôpital et elle n’a pas non plus été super bien traitée (arrivée à 7h à la maternité, ils n’ont eu de chambre qu’à 19h, le reste du temps elle gérait ses contractions dans le hall d’accueil. Elle habite à 5min de l’hôpital…).

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